Banalisation des cambriolages : on dit STOP


Banalisation des cambriolages : on dit STOP
Le problème
Avec l’arrivée des vacances d’été, la peur du cambriolage revient dans tous les esprits. Le récent home-jacking de Soraya Riffy, ou encore celui de Christophe Beaugrand, Bruno Guillon, survenus ces dernières semaines, ont fait le tour des médias et choqué l’opinion publique. Dans ces cas, il s’agit de personnalités connues, entourées d’équipes juridiques.
Mais qu’en est-il de nous, citoyens anonymes, souvent seuls et mal accompagnés face à ce traumatisme ? Et pour cause : les victimes sont souvent seules, mal accompagnées, et oubliées.
Je m’appelle Perrine Sailly, et j’habite à Herbignac, en Loire-Atlantique. En janvier 2023 mon domicile a été cambriolé lorsque j’étais en vacances. Les intrus sont entrés par la fenêtre de la cuisine et ont fouillé ma chambre et ma salle de bain, emportant mes bijoux et d'autres objets personnels. Trois jeunes hommes, âgés de 18 à 25 ans, ont été identifiés comme les auteurs de ce cambriolage.
Je n'étais pas seule dans cette épreuve. Vingt-cinq autres personnes de ma commune et alentour ont également été victimes de ces individus. Ensemble, nous avons décidé de porter plainte, bien que certains aient renoncé, découragés par la complexité du processus judiciaire.
Ce cambriolage a bouleversé ma vie personnelle et professionnelle, me confrontant à un système judiciaire opaque et peu accessible pour les victimes. Pendant des semaines, j’ai eu du mal à dormir, je sursautais au moindre bruit. Encore aujourd’hui, je vérifie compulsivement chaque verrou, chaque fenêtre, plusieurs fois avant de quitter la maison. Je regarde par la fenêtre régulièrement pour voir si personne ne rôde autour de chez moi…Ma fille a peur de partir en vacances, vous l’aurez compris, le trauma est intense !
Être victime de cambriolages en France en 2025, c’est se heurter à :
- Un manque d’informations cruciales dans toute la procédure pénale.
- Une vision trop étroite de ses droits lorsqu’on est victime d’une infraction pénale.
- Se faire balader par les Institutions du dépôt de plainte à l’audience au tribunal.
- Une incompréhension du système judiciaire et de l’importance de la preuve dans la procédure pénale.
Alors aujourd’hui, si tu n’es pas une femme victime de violence – car c’est la grande priorité du quinquennat - tu n’as pas le droit de subir un trauma, tu n’as pas le droit d’accompagnement, t’es pas prioritaire. On banalise la violence et on passe à côté du traitement de l’accompagnement de TOUTES les victimes (enfants, personnes âgées, familles…)
Arrêtons la hiérarchisation des violences ! On divise les victimes et cela rassemble les auteurs. C’est le principe constaté pendant le procès de Mazan et de la toute puissance des auteurs dans les tribunaux.
✊ C’est pour cela que nous, citoyens et citoyennes, exigeons :
1. Un accompagnement juridique systématique avant le dépôt de plainte.
Chaque victime doit bénéficier d’un soutien juridique dès le début de la procédure, avec la présence d’un avocat ou d’un professionnel formé, pour l’aider à comprendre ses droits et à constituer un dossier solide.
2. La mise en place d’un avocat commis d’office pour toutes les victimes, sans condition de ressources.
L'aide juridictionnelle actuelle exclut de nombreuses personnes n'entrant pas dans les critères de revenus, les laissant sans défense face à des procédures complexes . Il est impératif que chaque victime puisse être représentée équitablement, indépendamment de sa situation financière.
3. Une réforme en profondeur des dispositifs d’aide aux victimes.
Les structures existantes, souvent sous-dotées et peu réactives, doivent être repensées pour offrir un soutien psychologique, juridique et administratif efficace et accessible à toutes les victimes, quel que soit le type d’infraction subie.
4. Instaurer la possibilité de faire appel au droit à la justice restaurative pour les victimes.
La rencontre entre les auteurs et les victimes seraient un bon moyen pour limiter la récidive et favoriserait la réparation des victimes. Le droit à la justice restaurative instauré en 2015 est encore trop peu utilisé dans la procédure pénale. Il est souvent reservé aux femmes victimes de violence, il faut élargir les victimes bénéficiaires de ce droit!
‼️Non, constituer un dossier de victime, ce n’est pas donné à tout le monde !
‼️Non, être victime, ce n’est pas pour toute la vie, il existe des solutions.
Les services fantômes et inefficaces proposés par les tribunaux, les associations historiques et dysfonctionnelles, c’est fini ! Il faut réinventer l’aide aux victimes ! La victime en 2025, elle est forte, elle a un pouvoir d’agir, elle est capable de revendiquer.
L’infraction pénale c’est du dégât colossal sur la santé mentale. Il est urgent d’agir et de mettre en place des moyens concrets dans nos tribunaux, nos commissariats et dans nos gendarmeries pour permettre un accompagnement des victimes juste, digne et réactif sur nos territoires.
Signez la pétition et rejoignez l’énergie « Victimes mais pas démunies ! » pour des solutions concrètes, une consultation gratuite chez une avocate partenaire et une écoute pour ton soutien psychologique.
Cagnotte en ligne : https://www.helloasso.com/associations/victimes-mais-pas-demunies
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Le problème
Avec l’arrivée des vacances d’été, la peur du cambriolage revient dans tous les esprits. Le récent home-jacking de Soraya Riffy, ou encore celui de Christophe Beaugrand, Bruno Guillon, survenus ces dernières semaines, ont fait le tour des médias et choqué l’opinion publique. Dans ces cas, il s’agit de personnalités connues, entourées d’équipes juridiques.
Mais qu’en est-il de nous, citoyens anonymes, souvent seuls et mal accompagnés face à ce traumatisme ? Et pour cause : les victimes sont souvent seules, mal accompagnées, et oubliées.
Je m’appelle Perrine Sailly, et j’habite à Herbignac, en Loire-Atlantique. En janvier 2023 mon domicile a été cambriolé lorsque j’étais en vacances. Les intrus sont entrés par la fenêtre de la cuisine et ont fouillé ma chambre et ma salle de bain, emportant mes bijoux et d'autres objets personnels. Trois jeunes hommes, âgés de 18 à 25 ans, ont été identifiés comme les auteurs de ce cambriolage.
Je n'étais pas seule dans cette épreuve. Vingt-cinq autres personnes de ma commune et alentour ont également été victimes de ces individus. Ensemble, nous avons décidé de porter plainte, bien que certains aient renoncé, découragés par la complexité du processus judiciaire.
Ce cambriolage a bouleversé ma vie personnelle et professionnelle, me confrontant à un système judiciaire opaque et peu accessible pour les victimes. Pendant des semaines, j’ai eu du mal à dormir, je sursautais au moindre bruit. Encore aujourd’hui, je vérifie compulsivement chaque verrou, chaque fenêtre, plusieurs fois avant de quitter la maison. Je regarde par la fenêtre régulièrement pour voir si personne ne rôde autour de chez moi…Ma fille a peur de partir en vacances, vous l’aurez compris, le trauma est intense !
Être victime de cambriolages en France en 2025, c’est se heurter à :
- Un manque d’informations cruciales dans toute la procédure pénale.
- Une vision trop étroite de ses droits lorsqu’on est victime d’une infraction pénale.
- Se faire balader par les Institutions du dépôt de plainte à l’audience au tribunal.
- Une incompréhension du système judiciaire et de l’importance de la preuve dans la procédure pénale.
Alors aujourd’hui, si tu n’es pas une femme victime de violence – car c’est la grande priorité du quinquennat - tu n’as pas le droit de subir un trauma, tu n’as pas le droit d’accompagnement, t’es pas prioritaire. On banalise la violence et on passe à côté du traitement de l’accompagnement de TOUTES les victimes (enfants, personnes âgées, familles…)
Arrêtons la hiérarchisation des violences ! On divise les victimes et cela rassemble les auteurs. C’est le principe constaté pendant le procès de Mazan et de la toute puissance des auteurs dans les tribunaux.
✊ C’est pour cela que nous, citoyens et citoyennes, exigeons :
1. Un accompagnement juridique systématique avant le dépôt de plainte.
Chaque victime doit bénéficier d’un soutien juridique dès le début de la procédure, avec la présence d’un avocat ou d’un professionnel formé, pour l’aider à comprendre ses droits et à constituer un dossier solide.
2. La mise en place d’un avocat commis d’office pour toutes les victimes, sans condition de ressources.
L'aide juridictionnelle actuelle exclut de nombreuses personnes n'entrant pas dans les critères de revenus, les laissant sans défense face à des procédures complexes . Il est impératif que chaque victime puisse être représentée équitablement, indépendamment de sa situation financière.
3. Une réforme en profondeur des dispositifs d’aide aux victimes.
Les structures existantes, souvent sous-dotées et peu réactives, doivent être repensées pour offrir un soutien psychologique, juridique et administratif efficace et accessible à toutes les victimes, quel que soit le type d’infraction subie.
4. Instaurer la possibilité de faire appel au droit à la justice restaurative pour les victimes.
La rencontre entre les auteurs et les victimes seraient un bon moyen pour limiter la récidive et favoriserait la réparation des victimes. Le droit à la justice restaurative instauré en 2015 est encore trop peu utilisé dans la procédure pénale. Il est souvent reservé aux femmes victimes de violence, il faut élargir les victimes bénéficiaires de ce droit!
‼️Non, constituer un dossier de victime, ce n’est pas donné à tout le monde !
‼️Non, être victime, ce n’est pas pour toute la vie, il existe des solutions.
Les services fantômes et inefficaces proposés par les tribunaux, les associations historiques et dysfonctionnelles, c’est fini ! Il faut réinventer l’aide aux victimes ! La victime en 2025, elle est forte, elle a un pouvoir d’agir, elle est capable de revendiquer.
L’infraction pénale c’est du dégât colossal sur la santé mentale. Il est urgent d’agir et de mettre en place des moyens concrets dans nos tribunaux, nos commissariats et dans nos gendarmeries pour permettre un accompagnement des victimes juste, digne et réactif sur nos territoires.
Signez la pétition et rejoignez l’énergie « Victimes mais pas démunies ! » pour des solutions concrètes, une consultation gratuite chez une avocate partenaire et une écoute pour ton soutien psychologique.
Cagnotte en ligne : https://www.helloasso.com/associations/victimes-mais-pas-demunies
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Pétition lancée le 7 juillet 2025